jeudi 6 septembre 2007
DE RETOUR A BELGRADE !
Coucou tous !
Oui, ça fait un bail, j'ai un peu honte...
Mais ça y est, I'm back in Belgrade !
En attendant mon prochain post... sur des sujets plus belgradois (ou plus italiens, car je n'ai pas oublié que je vous dois encore un long post sur notre séjour à Rome !!!), voici quelques photos de mes vacances en France (de ma région) :)

Le port de La Rochelle (la ville près de laquelle j'habite !)

La plage d'Aytré (à 5-6 km de La Rochelle)
La "Venise Verte", dans le Marais Poitevin
Prochain post coming soon ! (sisi je vous l'assure !)
lundi 11 juin 2007
MINI WEEK-END A DUBROVNIK : SUITE ET FIN
Samedi 5 mai, 11h45
Après une petite halte chez un glacier (notre 2ème déjà - c'est trop tentant !), nous voilà repartis pour nous mettre en quête d'une offre pour un petit tour en bateau.
Il y a pas mal de choix... mais nous sommes un peu limités dans les horaires, car notre bus de retour pour Belgrade part à 17h15 (eh oui, déjà !).
Nous finissons par jeter notre dévolu sur un départ à midi, avec un petit tour vers la fameuse île de Lokrum que vous avez déjà pu contempler à plusieurs reprises dans mon post précédent...
Et il s'avère que c'est justement le bateau bleu que nous avions aperçu du haut des remparts qui va nous y amener !
Ce n'est qu'une fois sur le bateau que nous comprenons vraiment le contenu de l'offre pour laquelle nous venons d'acheter un ticket : il ne s'agit pas d'un simple tour autour de Lokrum : le bateau nous amène sur l'île, que nous visitons à notre rythme, et il nous ramène ! Chouette :)
(voir en fin de post pour plus d'infos)
Nous voici donc partis pour Lokrum :
Quel nom bizarre, "Lokrum" ?
Non,
pas tant que ça quand on en connaît l'origine : ça vient tout simplement du latin "acrumen", signifiant
bien sûr "agrumes" - car cette île a, depuis l'époque des Bénédictins,
une forte tradition de culture de plantes exotiques importées de tous les
coins du monde !
A l'arrière du bateau, on peut admirer les remparts de la vieille ville, dont nous avons fait le tour toute la matinée :
15 mn plus tard, nous accostons déjà, et le bateau repart avec les passagers qui quittent l'île.
A nous Lokrum !
Alors voilà à quoi ça ressemble (étonnés de voir des palmiers ?) :

Ici, le chemin qui longe le monastère de l'île, fondé en 1023 - il y a un resto caché juste derrière.
Une petite plage de rocailles :
Et une autre... (eh non, pas de sable sur cette île décidément !) :
Un petit lac perdu au milieu des rocailles, que les touristes semblent d'ailleurs bien apprécier - sans doute pour sa clarté et sa tranquillité :
(pour l'anecdote, ce petit havre de paix, apparemment relié à la mer, a pour nom "Mrtvo More", soit "la Mer morte" !)
Plages, grands (et mini) palmiers, pelouses, et même balançoires... il ne manque rien !
Mais les touristes ne sont pas les seuls à savourer les charmes de cette île : les paons aussi ! Il y en a... partout !!! Et ils n'ont vraiment pas peur, on peut s'approcher très près d'eux !
Voici les femelles :
A petite distance rôde évidemment le mâle :
Et encore un autre...
Au centre de l'île, on trouve - sans surprise, étant donné ce que j'ai dit un peu plus haut - le Jardin Botanique (fondé en 1959), où l'on peut admirer une multitude de plantes tropicales, d'Australie et d'Amérique du Sud,...
(pour les amoureux de la nature, sachez que pas loin de Dubrovnik, dans la petite ville de Trsteno, l'on peut apparemment visiter un Arboretum très réputé - l'un des plus jolis au monde dit-on ! -, d'une superficie d'environ 25ha).
Voici donc un petit aperçu du jardin :
Quelques très beaux palmiers...
..., et ici des agaves (petites plantes au 1er plan au milieu de la photo), un buisson de figuiers de barbarie (au 2ème plan, sur la droite), et d'autres plantes dont j'ignore le nom...
Et voici Rodolphe qui pose au milieu des fameux figuiers de barbarie :)
(comme vous le voyez, ce ne sont pas de petites plantes de rien du tout !!)
Nous poursuivons notre visite de l'île par une longue et dure ascension vers le point culminant de l'île (91m quand même), où trône le Fort Royal, construit en 1806... par les Français apparemment !
Le fort en soi est peu intéressant... Ce ne sont vraiment que des ruines ! (je ne vous montre pas l'intérieur, il n'y a vraiment rien à voir...)
En revanche, du
haut de la plate-forme circulaire au sommet du fort, on jouit vraiment d'un point de vue privilégié pour admirer les
alentours : on domine absolument toute l'île !
(en bas on aperçoit les plages que je vous ai montrées tout à l'heure, ainsi que le monastère).
Mais l'heure tourne... il est bientôt l'heure de rejoindre notre bateau de retour !
Allez hop, on redescend de l'autre côté (d'où l'on peut voir Dubrovnik avec ses remparts d'ailleurs).
Après avoir longé un chemin embaumé de romarin, nous faisons encore quelques découvertes par ci par là, comme par exemple ce labyrinthe à côté du monastère...
Et déjà, nous voici à l'embarcadère du bateau ! 15 mn plus tard, nous sommes de retour dans le vieux port de Dubrovnik...
Un petit repas vite fait chez un Italien, et nous partons pour la nouvelle ville, où se trouve la gare routière. La perspective du trajet du retour nous réjouit (très) peu !
Mais c'est là que vous allez voir qu'on a eu quand même au moins 1 élément de chance dans notre voyage (mais je dirais qu'on l'a presque mérité après tout ce qu'on a enduré !) : le temps a décidé de se couvrir seulement à ce moment (pratiquement à la minute même où nous sommes arrivés au port du Nouveau Dubrovnik) !
Nous avons donc eu du beau temps pile poil pour notre séjour à Dubrovnik :)
Je vous laisse donc découvrir le port nouveau, sous les nuages :
On y trouve de superbes navires... tout en bois !
Nous n'avons pas le temps de visiter plus... Il est temps de retourner à la gare monter dans le bus !
(à noter que les toilettes de la gare - très modernes - vous offrent un magnifique ticket haut en couleurs et en design pour toute entrée !! Décidément, en Serbie comme en Croatie, ils aiment vraiment faire des reçus pour n'importe quoi...)
Samedi 5 mai, 17h15 :
Et c'est parti pour 15h30 de bus... Youpi !!
***
Une fois n'est pas coutume (!), je vous passe les détails du trajet de retour !*
*... Mais si voulez en savoir plus, eh bien en gros ça donne ça :
Long... Et même très long !
Plusieurs frayeurs (le chauffeur qu'on a eu sur le trajet Dubrovnik - Mostar roulait comme un fou - et en plus les travaux sur la petite route de montagne au bord du vide n'étaient bien sûr pas terminés et faisaient encore plus peur qu'à l'aller si c'est possible),
Arrêts interminables : on s'est bien sûr fait contrôler à la douane à mi-trajet avant d'arriver à la frontière bosniaque, sur la petite route de montagne longeant la côte - inutile de me demander pourquoi il y a un contrôle à cet endroit-là, au milieu de nulle part ! Puis est venu le moment de l'autre contrôle des passeports, cette fois-ci à la vraie frontière bosniaque... Ensuite, changement à Mostar, où nous avons dû attendre une heure... Et en plus le bus pour Belgrade est arrivé avec 1/2h de retard ! Et rebelote ensuite au milieu de la nuit à l'arrivée à la frontière serbe : deux longues pauses des deux côtés pour vérifier les passeports...
Tout ça ne nous a évidemment pas aidé dans notre quête de sommeil... (vous allez dire qu'on n'est pas doués pour dormir dans les transports, mais je vous mets au défi d'essayer dans un bus qui roule à toute vitesse sur des petites routes sinueuses !)
Et bien sûr, on a eu droit à de la pluie pendant tout le trajet... Mais coup de chance encore là, elle s'était arrêtée quand on est arrivés à 8h du mat' à Belgrade ! Si c'est pas être chanceux ça :)
En bref... Un vrai trajet de routine maintenant pour nous !
***
Dimanche 6 mai, 8h du mat'...
Inutile de vous préciser qu'en arrivant, notre première action a été de nous précipiter sous la couette (car sages comme nous le sommes maintenant, nous avions prévu la journée de dimanche pour nous remettre de toutes nos émotions) !
Seulement bizarrement, on n'a pas réussi à dormir de la journée, et du coup, on a bien mis 3-4 jours à se remettre de notre petit week-end... (et on n'était vraiment pas frais le lundi...)
Renseignements pratiques :
Bateau pour l'île de Lokrum :
Départ du vieux port toutes les heures piles (10h, 11h, 12h, 13h, etc).
Retour : départ de l'île toutes les heures et quart (10h15, 11h15, 12h15, 13h15, etc)
Le trajet met 15 mn.
Prix : 35 kunas l'aller-retour par personne.
mardi 5 juin 2007
MINI WEEK-END A DUBROVNIK (SUITE) : VISITE DES REMPARTS
Samedi 5 mai
Lever à 8h et quelques après une bonne nuit de sommeil (on s'est endormis comme des masses la veille)...
Mais par contre, qu'est-ce qu'ils sont matinaux dans cet hôtel ! Cela fait bien une heure que nous entendons des bruits de pas dans l'escalier... Auraient-ils tous l'intention de se retrouver sur le pied de guerre dès 8h30 à l'entrée des remparts pour éviter la foule ?
Tout s'explique au moment où nous allons prendre notre douche à l'unique salle de bains de l'hôtel (au rez-de-chaussée) : il s'agissait en fait de la ruée matinale pour l'eau chaude !
Eh oui, pas de chance : il n'y a plus que de l'eau froide... Le monde appartient bel et bien à ceux qui se lèvent tôt !
(ou en tout cas, il n'appartient pas à ceux qui font 15h30 de voyage en bus... mais ça, on l'avait déjà compris !)
***
A 9h sonnantes, nous voici partis pour la visite des remparts - tour qui prend au moins 2 bonnes heures, d'après ce que nous avons entendu dire (et je confirme !). C'est que cette enceinte s'étend sur 2 km quand même !
D'ailleurs, pendant que j'y suis, quelques autres détails techniques : la majeure partie des remparts date du 14ème siècle (même si les travaux ont début au 13ème) ; l'épaisseur des murs varie de 1,50m à 6 m ! Quant à leur hauteur, ils atteignent 25 m à certains endroits.
***
Les impressions sont fortes dès le début ! J'ai quelques appréhensions sur ce qui va suivre : si j'ai déjà le vertige maintenant, sur ce petit escalier de rien du tout, avant même de commencer la visite (enfin bon, ça se voit peut-être pas bien là, mais il est quand même assez étroit...), qu'est-ce que ça va bien pouvoir donner...
... en haut ???

Vue de l'artère principale (La Placa), avec un bout de la grande fontaine d'Onofrio
(d'une architecture assez particulière !), à l'entrée de la ville.
Eh bien non, en fait, tout va bien !
C'est juste l'escalier du tout début qui fait un peu peur.
En tout cas la vue est superbe ! On a de la chance, il fait très, très beau !
(mais avec beaucoup de vent aussi quand on arrive sur les hauteurs - ce qui permet certes un séchage (très) express des cheveux... mais présente aussi un inconvénient majeur pour ceux qui aiment faire des photos-souvenirs : avoir une coiffure correcte relève de l'exploit !)
Je vous laisse admirer le panorama dans son ensemble :
(comme d'hab, cliquez pour agrandissement)

Vue de la grande artère principale, la "Placa" - pour vous situer un peu, le port est tout au fond.
2 itinéraires sont possibles pour la visite.
Pour notre part, nous avons choisi l'itinéraire conseillé, mais certains recommandent plutôt de faire le tour de la muraille dans le sens des aiguilles d'une montre - ce qui permet de monter directement sur la partie la plus haute. A vous de voir...
En ce qui me concerne, j'ai trouvé notre itinéraire parfait : on garde le meilleur pour la fin (que je vous laisserai découvrir en temps voulu :)) !
Suivez le guide, donc !
(bon par contre, on n'a pas pris les audio-écouteurs, car on voulait faire la visite tranquillement, donc il se peut que certaines infos soient fausses !!)
Voici d'abord le fort Lovrijenac (datant du 16ème), jadis protégé par 10 canons, et qui est apparemment utilisé chaque année lors du festival d'été de Dubrovnik... pour servir de décor pour des représentations de la pièce "Hamlet" de Shakespeare (pas mal comme cadre !!), qui sont d'ailleurs devenues un véritable symbole du festival.
A l'entrée du fort figure une inscription célèbre : "La liberté n'est pas à vendre, même pour tout l'or du monde".
Côté terre, voici la vue que l'on a :
Nous continuons notre chemin, toujours le long de la mer Adriatique (c'est sur cette zone-là que les murs font 1,50m d'épaisseur, les falaises étant suffisamment dissuasives à elles seules pour les éventuels assaillants) :
En regardant à gauche, on a maintenant ceci (on ne sait plus où donner de la tête !) :
Un peu plus loin, on peut admirer, en se retournant, la vue sur la tour Bokar (de forme circulaire, sur la droite, juste derrière moi), qui fait face au fort Lovrijenac que je vous ai montré tout à l'heure.
La tour Bokar avait
été construite à la base afin de protéger l'entrée du port de
Dubrovnik... But qu'elle n'a jamais pu accomplir, car à la date où elle
fut terminée, le port avait été déplacé de l'autre côté de la péninsule
!
A la place, elle a donc servi en tant que prison.
Impressionnant non ?
Et la visite se poursuit ! (toujours avec les palmiers :))
A gauche, on a une
vue privilégiée sur les jardins des particuliers (que je ne vous
dévoilerai pas - je n'ai pas pris de photos, respect de la vie privée
oblige :)).
Ca ne doit pas être très marrant quand même de voir défiler toute la
journée des touristes qui ne peuvent pas s'empêcher de jeter un coup
d'oeil curieux / critique sur votre propriété !
Mais retournons plutôt la tête à droite... : nous sommes maintenant au-dessus d'une plage de rocailles !
(pour info, je crois qu'il s'agit ici du bastion St-Pierre)
Arrivés au bastion, nous découvrons une petite "terrasse" de laquelle on peut scruter l'horizon (au fond, l'île de Lokrum) :
Petit constraste intéressant ici avec les ruines, les maisons en vieilles pierres et... les paraboles :)
Après le Bastion Marguerite (très impressionnant aussi, mais je ne peux quand même pas tout vous montrer, ça ferait beaucoup !!) et la descente qui suit, nous arrivons au port, avec, à quai, le bateau bleu clair pour la fameuse île de Lokrum.
Il y a vraiment des touristes de toutes les nationalités sur les remparts ! Il faut faire attention à ce qu'on dit, il y a des Français partout !
D'ailleurs, j'entends justement derrière moi une Française qui lance à son mari (en parlant de moi) : "je ne vois vraiment pas l'intérêt de prendre une photo ici".
Quoi, déjà blasée du tour et pressée de redescendre ? Moi je trouve ce port très charmant !
Toujours un peu plus loin, on a une jolie vue sur les bateaux du vieux port :
Nous accédons maintenant à un chemin de ronde qui longe les petites rues de la ville. Attention, bientôt, ça va remonter !
Et voilà, après la fameuse montée :
L'ascension se poursuit :
Toujours plus haut...
(la photo est prise du sommet d'une petite tour)
... Pour arriver enfin au bouquet final : la tour Minceta, d'où l'on surplombe absolument toute la ville :
Quoi, elle n'a pas l'air très haute ?
Et là, ça vous parle plus ?
Et une fois arrivé au sommet de la tour, on peut même monter encore plus haut !
Et voilà donc le magnifique (et bien mérité !) panorama qui s'offre à vous :
Ici, on voit bien tout le chemin que nous avons effectués pendant les 2h précédentes : en partant de la droite, tout le long de la côte (il manque quand même une partie du trajet, il aurait fallu faire une photo panoramique), puis en passant devant le port, et en remontant ensuite jusqu'à la tour.
L'île que l'on aperçoit est toujours Lokrum !
Je vous laisse admirer encore un peu (c'est pas tous les jours qu'on a une vue pareille !) :
Un peu plus à gauche, l'on peut contempler la ville nouvelle, en dehors des remparts :
Et voici la fameuse partie du trajet que nous avons effectuée tout au début de la visite, avec à droite, le fort Lovrijenac, face au fort Bokar :
Nous sommes donc rendus pratiquement à la fin de notre parcours !
Profitons donc encore un peu de la vue...
Mais nous ne voulons pas trop traîner : le petit tour en bateau que nous avons aperçu du haut des remparts nous tente bien et il est déjà 11h et demie !
C'est parti pour la redescente :
Et... ça y est, c'est déjà terminé ! La fin (juste avant le grand toit à droite) vient très abruptement, on ne la voit presque pas venir.
Ca en est presque triste !!
Mais la journée n'est pas finie...
***
Eh oui par contre, je m'arrête là pour aujourd'hui, car je m'aperçois que ce post contient déjà un bon nombre de photos et doit donc mettre un bon moment à charger !!
La suite au prochain post donc...
Informations pratiques :
1 euro = 7,30 kunas
Ticket de bus (aller-simple) : 8 kunas (un peu plus d'un euro)
Visite des remparts :
Je n'ai plus exactement les prix en tête, mais il me semble qu'on a payé au moins une cinquantaine de kunas (environ 8 euros). Gardez précieusement votre ticket, car il y a un contrôle à mi-trajet !
lundi 28 mai 2007
MINI WEEK-END A DUBROVNIK !
Il y a déjà bientôt 1 mois (eh oui, j'ai vraiment pris du retard dans mon blog...), nous sommes partis un petit week-end au sud de la côte dalmate (en Croatie), à Dubrovnik - autant profiter de mon obligation de sortir tous les 3 mois du territoire serbe pour visiter un peu la région, non :) ?
Jeudi 3 mai : voyage et 1er jour sur place
Contrairement à notre dernier voyage, en train de nuit, nous avons cette fois opté pour un aller-retour en bus de nuit : les horaires étaient plus pratiques que ceux du train, et puis aussi, on voulait éviter les problèmes que peuvent causer d'éventuels changements de train (non non, aucune allusion à notre retour de Vienne !!).
Je pourrais bien évidemment passer sous silence le récit du voyage... Mais ce serait omettre de narrer tout le charme des transports serbes :) !
***
Belgrade (où il pleut après une journée éclatante de soleil), 22h45 :
Le bus démarre à l'heure...
Nous essayons de dormir tant bien que mal, malgré les arrêts au beau milieu de la nuit aux diverses villes serbes desservies par ce bus (tâche difficile, car le chauffeur rallume évidemment la lumière à chaque fois dans tout le bus !)...
Vers 2-3h du mat', nous passons la frontière... où nous avons d'ailleurs une petite frayeur, car le douanier, lors de l'habituelle vérification des passeports de tous les passagers du bus, garde nos deux seuls passeports + celui d'une autre personne - nous sommes apparemment seulement 3 étrangers dans le bus -, pour les emporter avec lui hors du bus, sans nous dire mot !! (d'habitude, ils tamponnent le passeport direct sur place dans le bus)
Environ 30-35 longues minutes passent avant que le douanier ne remonte enfin dans le bus pour remettre nos passeports tamponnés au chauffeur. Qu'est-ce qui peut bien leur prendre autant de temps à vérifier ??!
En tout cas, les douaniers et le chauffeur semblent être de bons copains, puisque le chauffeur leur offre, des 2 côtés de la frontière, ce qui nous semble être de petits paniers-cadeaux, avec petites choses à manger, etc... (et ça sera la même chose tout au long du voyage ! Un peu louche vous avez dit ?)
Le bus redémarre, et à partir de là, trouver le sommeil devient officiellement TRES difficile : nous sommes sur de minuscules routes de montagne qui tournent dans tous, tous... mais absolument TOUS les sens !!!! Et ça accélère, et ça ralentit... Le trajet est très, très laborieux !
Pas très agréable de se sentir ainsi balancé dans toutes les directions à la fois dans ce noir total ! Ca rend les rêves assez chaotiques...
Nous découvrons enfin (sous la pluie par contre) le paysage de l'autre côté de la frontière au petit matin : canyons avec rivière au fond (magnifique !), collines, montagnes, ...
..., châteaux perdus dans les hauteurs...
... puis champs plats parsemés d'énormes bosses et mottes de terre (sûrement pas de taupes mais de quoi alors ?), suivis de cultures en plateaux, puis d'autres champs délimités par des petits murets de pierre, ruines de maisons (dont le nombre m'étonne d'ailleurs sur le coup, vous comprendrez plus tard pourquoi), petits villages perdus où le bus s'arrête parfois, plus ou moins longtemps, pour prendre ou déposer un voyageur... Ca varie toutes les demi-heures ! Bref, le paysage est agréable et divertissant à regarder, et on ne s'ennuie pas. Ca permet d'oublier un peu le mal au ventre !
***
Il est bientôt 9h30 du matin, et je m'apprête déjà mentalement à annoncer sur mon blog, à mon retour à Belgrade, que le trajet s'est passé normalement, et même... (mis à part bien sûr les petits désagréments habituels des transports
serbes bien sûr, mais on commence à être rôdés :))... bien !!
MAIS...
Eh oui chers lecteurs, vous l'avez deviné... Petit pépin en perspective ! Mais pas un énormissime comme à Vienne quand même :) Puisque cette fois-ci, nous l'avons évité !
Nous arrivons donc à Mostar... Le nom me dit vaguement quelque chose, j'ai dû apercevoir ça dans les guides de voyage...
Ca a l'air pas mal du tout comme ça du bus, on aperçoit de petites rues cachées derrière les très nombreuses ruines de maisons envahies de mousse et de plantes exotiques à côté desquelles passe le bus... On voit que la ville a été bombardée !!
Bref, le bus fait un arrêt à Mostar, et le chauffeur nous annonce comme d'hab la durée de la pause, en serbe bien sûr. Sauf que cette fois, la pause prévue est très longue (3/4 d'heure)... et il me semble avoir compris que le chauffeur disait quelque chose d'important... Quelque chose sur un changement de bus apparemment ???!!... Même si ça me semble bizarre, puisque primo, l'employée de gare ne nous l'a pas signalé (mais ça ne serait pas la 1ère fois n'est-ce pas), et que deuxio, pour moi, l'avantage du bus par rapport au train, c'est que justement, on n'a pas de changement à faire... (théorie totalement fumeuse, je sais).
Mais bon, on ne va pas faire la même erreur 2 fois : comme nous l'avons déjà appris à nos dépens, ici, mieux vaut se renseigner deux fois (et même 3 !) qu'une ... ; je me renseigne donc auprès du chauffeur...
Et... BINGO !
Il y a bien un changement de bus !!!
Le chauffeur est sympa, il nous montre comment faire : il faut se rendre dans le bureau d'information (qui joue à la fois le rôle de guichet de gare et d'office de tourisme), où l'on donne son ticket de bus Belgrade-Dubrovnik en échange d'un ticket Mostar-Dubrovnik. Ouf, pépin évité.
L'employée - très serviable - parle anglais, c'est parfait ! Après un début de conversation en serbe, je lui pose quelques questions en anglais pour prévenir tout autre incident de trajet. Et nous apprenons que :
- De une, (mais il fallait s'y attendre !), il y a aussi un changement à Mostar pour le retour, et il faut payer une réservation pour le bus pour Belgrade (1 "Mark" ou 0,50 centimes d'euros me dit-elle - sur le coup je me dis que c'est bizarre qu'elle me parle en marks, mais je n'y réfléchis pas plus... Encore quelque chose que je vous expliquerai plus tard !).
- Et de deux, il semblerait d'après elle que nous arriverions plutôt vers 14h (au lieu du 12h40 prévu par les horaires donnés à Belgrade)... Hum, super... Heureusement que notre portable marche en Croatie, comme ça nous pourrons prévenir l'hôtel en cas de retard !
Pour couronner le tout, notre bus pour Dubrovnik arrive avec 15 mn de retard !!!
Il est 10h15...
Vendredi 5 mai, 10h50, quelque part entre Mostar et Dubrovnik
Nous roulons dans la petite campagne (ouf, plus de petites routes de montagne !) depuis le départ de Mostar, quand tout à coup, le bus s'arrête...
Le chauffeur nous annonce : "Carina !"
J'ai bien compris ? "La douane" ?? Mais on n'a pas déjà passé la frontière croate déjà ?
Non, il n'y a pas de doute : le chauffeur récupère tous nos passeports et s'en va avec !!
L'attente nous laisse le temps de cogiter... A quelle frontière sommes-nous donc ?
Serions-nous en train de traverser la Bosnie-Herzégovine pour arriver plus vite de l'autre côté de la Croatie ?
Ou alors ??!... Et c'est là seulement que nous vérifions avec plus d'attention notre tampon de cette nuit sur le passeport : "BIH".
"Bosnie-Herzégovine". Logique.
Alors voilà !!... Nous croyions fermement jusque-là être en Croatie... alors que, vous l'aviez bien sûr deviné bien avant, nous roulions bel et bien depuis ce matin 3h du mat' en Bosnie-Herzégovine !
Bon, pas grave après tout, on survivra... mais c'est un peu la honte !
... Eh oui, j'ai réussi à le cacher jusque là, mais je dois maintenant vous faire ce terrible aveu : premièrement, je suis nulle en géo (bon en même temps, je ne pense pas que ne pas connaître Mostar soit une véritable tare !)... Et deuxio, avant de partir, je n'ai pas pensé à me demander par où exactement le bus passerait pour aller à Dubrovnik !!
... Et c'est vrai qu'en
regardant plus précisément la carte (cliquez pour agrandissement), on s'aperçoit que le trajet pour Dubrovnik (tout en bas, signalé par la flèche rouge) par la
Croatie en contournant les frontières de la Bosnie Herzégovine paraît
très long !
J'aurais plutôt pensé qu'on passerait par le Monténégro, mais dans ce
cas, nous aurions eu les petites routes de montagne déjà avant la
frontière ! Mais bien évidemment, nous étions trop fatigués pendant la nuit pour
réfléchir à tout ça...
(ce qui n'excuse pas tout quand même, je l'admets)
Bref, tout ça explique toutes ces maisons bombardées en ruine tout le long du chemin, et à Mostar !!...
... Ainsi que le tampon sur le passeport après le passage de la frontière (pour la Croatie, pas besoin de tampon...)...
... Et enfin, la monnaie ! (en Bosnie, la monnaie est le "mark convertible" (KM), dont la valeur est exactement la même que celle du mark allemand - mais on peut tout aussi bien payer en euros !!).
BREF.
L'attente pour nos passeports est très, très longue... Nous passons une bonne heure assis là à attendre que notre chauffeur revienne enfin avec nos passeports (cette fois-ci non tamponnés), en courant sous la pluie battante !
Il est 11h55, et il pleut des cordes...
Bon, qui sait, peut-être que nous arriverons quand même à Dubrovnik vers 13h ? Et peut-être que le soleil reviendra ? (je ne perds pas espoir facilement)
12h15, Quelque part entre la frontière bosno-croate et Dubrovnik
Il nous reste encore 60 km, et nous sommes de nouveau sur de petites routes de montagne. Mais je n'abandonne pas espoir, we can still do it !
12h35, Devant un restaurant perdu dans les montagnes
Nous faisons une halte de 15 mn avant de reprendre le chemin...
Bon ok, j'abandonne : nous n'arriverons probablement pas avant 14h, la dame de Mostar avait raison ! Il est temps d'appeler l'hôtel...
Evidemment, nous crevons de faim, mais nous n'avons malheureusement aucun kuna (la monnaie croate) sur nous !
13h, Quelque part dans les montagnes
Encore un bureau de douane !!! Mais qu'est-ce qu'il fait là ????! Pas grave, j'en suis arrivée à un point où je renonce à comprendre...
La pause est courte heureusement, car nous évitons le contrôle de passeports... (ce ne sera pas le cas au retour en revanche !)
13h30
Après environ 1h de trajet terriblement lent (30km/h en moyenne...), et aussi terriblement entortillé et saccadé (petites routes de montagne obligent), le bus reste coincé devant un feu rouge : il y a d'énormes travaux sur la petite route...
D'ailleurs, au passage, ça fait vraiment peur, il y a très très peu de place pour circuler, nous roulons entre d'énormes blocs de pierre qui semblent très peu stables, et le vide, avec vue plongeante sur la mer, aïe, aïe, aïe !!
Au moins, on a une belle vue, ça c'est sûr (mais sous la pluie).
14h10 :
Enfin, Ô grand enfin, nous voici (enfin !) à Dubrovnik !
Nous avons été assez étonnés par la vue qui s'est offerte à nous depuis la petite route : pont démesuré, ferrys gigantissimes...
Eh oui, c'est le Nouveau Dubrovnik !
Le Vieux Dubrovnik avec ses remparts est caché derrière les collines que l'on aperçoit tout au fond.
Voici donc le quartier de la gare routière, dans la nouvelle ville :
Ca fait du bien de sortir enfin du bus après 15h30 de voyage !!!!
La mauvaise nouvelle, c'est qu'il pleuviote encore.
La bonne, c'est que la langue croate ressemble au serbe, et donc, pas de problème pour se faire comprendre ici :) (mine de rien, apprendre le serbe c'est très utile !)
10 mn de bus plus tard, nous sommes à l'entrée de la vieille ville, devant la Porte Pile (avec ses orangers), et trouvons notre hôtel après quelques hésitations, dans une minuscule ruelle à l'intérieur même des remparts !
La chambre et le confort ne sont pas extraordinaires, mais l'emplacement idéal, à 2 pas de la "Placa", la grande artère de la vieille ville, que voici :
Après nous être restaurés dans un petit italien juste à côté de notre hôtel, nous commençons l'exploration de la vieille ville (entièrement piétonne) :
Ici (à droite), le Palais des Recteurs (que nous n'avons malheureusement pas eu le temps de visiter), à côté de la Place de la Loggia :
Nous sommes frappés du nombre de touristes ! Ca parle allemand, français, anglais, japonais dans tous les sens ! On n'a pas l'habitude à Belgrade...
Quelques rues plus loin, on arrive au port de la vieille ville (il y en a un aussi dans le "Nouveau Dubrovnik) :
Avec une digue où l'on se fait vite tremper par les vagues géantes qui arrivent de l'autre côté, si l'on ne fait pas attention ! (ça ne se voit vraiment pas sur la photo, mais il y avait pas mal de vent)
Un petit tour hors des remparts pour regarder un peu comment c'est de l'extérieur...
Il y a vraiment des palmiers partout !
(Ainsi que des orangers d'ailleurs)
Et voici déjà la nouvelle ville :
On peut s'amuser à rentrer dans la ville à l'intérieur des remparts par différentes rues en hauteur, qui descendent sur une bonne distance ; je vous conseille l'expérience, on a vraiment une magnifique vue en contrebas !
Et voilà, je vous l'avais dit, on atterrit ici, pile dans l'artère principale :
En fin d'après-midi, nous visitons le cloître franciscain avec sa pharmacie (nous pensions aller visiter le Palais des Recteurs le lendemain quand nous serions plus en forme, mais finalement nous n'avons pas eu le temps ! Petite erreur de stratégie...) :
Il y a une petite ambiance de lieu secret / caché...
... avec, au centre, le jardin (de palmiers évidemment !) :
Ca y est, on a fait en gros le tour la vieille ville. Quant à la visite des remparts, nous préférons nous la réserver pour le lendemain, en espérant qu'il fera beau.
Inutile de vous dire qu'on est totalement crevés !
Une petite séance de Spiderman 3 en début de soirée dans un cinéma à l'intérieur des remparts (plus la force de marcher après notre nuit blanche !), et nous nous mettons en quête d'un resto.
Il règne une atmosphère très tranquille, les touristes doivent tous être en train de dîner :)
Eh oui, en effet !
En remontant dans un de ces fameuses petites rues toutes en montée (ou descente selon le point de vue) dont je vous parlais tout à l'heure, on tombe sur une rue perpendiculaire envahie de restos : on en trouve littéralement l'un après l'autre !
Les rabatteurs vous accostent tout de suite pour vous entraîner vers leur enseigne...
Au menu, pratiquement toujours la même chose : spécialités de poisson, fruits de mer ou grillades de viande.
Nous avons donc opté pour exactement ça ! Une soupe de poisson, des moules, et des cevapcici (pour ne pas changer de la Serbie :))
Rien d'extraordinaire en somme, mais pas mauvais non plus.
Il est seulement 22h, mais nous n'avons qu'une envie : rejoindre notre lit, afin nous reposer de cette longue... très longue journée, et ainsi, bien profiter de la journée à venir !
Et je peux déjà vous annoncer en avant-première qu'on a eu du très beau soleil :) (notre récompense pour toutes les épreuves endurées !!!)
Informations pratiques :
Bus pour Dubrovnik :
- Horaires : départ tous les jours à 22h45, arrivée à Dubrovnik à midi 40 selon les horaires (mais compter plutôt sur une arrivée vers 14h), avec changement vers 10h à Mostar. Retour à 17h15, arrivée vers 8h30 du matin à Belgrade (changement à 20h à Mostar - le bus pour Belgrade part à 21h). Pour le bus de retour, attention, il faut prendre une réservation (environ 0,50 euro) au bureau d'infos de Mostar !
- Prix : 2700 dinars l'aller simple ; 4800 dinars l'aller-retour.
Hôtel :
Petra Guesthouse,
Getaldiceva 5 (en plein dans la vieille ville de Dubrovnik, à l'intérieur des remparts)
Confort minimal (prendre sa douche dans les 1ers le matin pour être sûr d'avoir de l'eau chaude !), mais gérants sympas et emplacement idéal !
Environ 10 euros la nuit par personne (19,80 euros la chambre double).
Prix :
Pour les restos, les prix sont à peu près les mêmes qu'en France (très légèrement meilleur marché : environ 20 euros pour un repas pour 2 personnes).
samedi 7 avril 2007
NOTRE RETOUR VIENNE-BELGRADE - OU 24H PAS CHRONO DU TOUT !
Enfin, voilà la fin du récit de notre voyage !! Désolée de vous avoir fait attendre...
Pas de photos au programme de ce post, car il n'y avait vraiment rien à voir ! Vous allez vite comprendre pourquoi...
Resituage de l'action : nous sommes donc dans le train au départ de Vienne pour Belgrade, il est 20h03... (voir mon précédent post)
SAMEDI SOIR, 20H03, Train en direction de Bucarest via Sofia / Belgrade / Budapest
Nous nous installons dans un compartiment et profitons du passage du contrôleur avant le départ pour lui demander si on est dans le bon train et vérifier si on a un changement à Budapest.
Ce dernier réfléchit quelques secondes et nous répond "Non non, aucun problème, vous êtes dans le bon wagon".
(Petite précision : on a posé cette question en allemand car le contrôleur était autrichien - pas de possibilite d'avoir mal compris donc, puisque je parle allemand couramment ! Vous allez comprendre plus bas pourquoi je vous précise ça...)
SAMEDI SOIR, 23H15
Nous sommes à Budapest, à moitié endormis, le train redémarre doucement... Personne ne bouge dans notre compartiment.
DIMANCHE MATIN, 00H05
Encore un contrôle des billets (il y en a souvent !!)...
La contrôleuse prend nos billets, baragouine quelques mots en hongrois... Et finit par faire "non" de la tête : "No... No Beograd"...
Qu'est-ce qu'elle raconte ? On est encore un peu endormis, on a du mal à comprendre ce qu'elle veut nous dire...
Sur ce, arrive un autre contrôleur qui parle 2 mots et demi d'anglais... et pour le coup, ce qu'il nous dit nous réveille complètement !! : "No Belgrade, Bucarest".
Et là c'est l'EFFAREMENT TOTAL !!!!
Il nous explique (toujours dans son anglais très limité) qu'on doit descendre à la prochaine gare (un trou perdu en Hongrie avec un nom finissant en "ok") pour reprendre un train en direction de Budapest puis Belgrade !!!!!
Dans sa grande gentillesse, il ne nous fait pas payer d'amende pour voyager sans titre de transport valide (amende qu'on aurait du mal à payer de toute façon puisque nous n'avons évidemment pas de liquide en florins et que, comme je vous l'avais déjà dit, la carte bancaire de Rodolphe a dépassé sa limite de retrait...)
Impossible par contre de le persuader d'annoter notre billet à l'attention du prochain contrôleur, pour lui expliquer qu'on s'est trompés de chemin... Il va donc falloir nous débrouiller pour obtenir des florins afin de payer le retour vers Budapest !
La demi-heure qui suit n'est pas vraiment de toute gaieté... Nous attendons debout devant la porte que le train s'arrête, mais il continue et continue... Autant de chemin à parcourir dans l'autre sens lorsque nous descendrons enfin !
DIMANCHE MATIN, 00H25
Nous descendons du train, sur le quai de gare d'une ville (ou village ? On ne voit rien de toute façon, il fait nuit noire) du nom de Szolnok, (pas) prêts à passer une très, très longue nuit... en espérant très fort qu'il y aura bientôt un train qui pourra nous ramener vers Budapest !
Derrière nous, deux filles avec de gros sacs à dos discutent en allemand. Nous nous adressons à elles pour savoir si elles connaissent un peu l'endroit...
SURPRISE !!!! Il s'avère qu'elles aussi voulaient aller a Belgrade et qu'elles ont fait la même erreur que nous !!!!!!!!!!
Faut croire qu'on n'est pas les seuls pas doués :)
Devenus compagnons de misère, nous décidons de galérer tous ensemble !
Nous entrons dans le hall de la gare... évidemment, tout est mort à cette heure-ci, une dizaine de clochards dorment un peu partout dans la gare, et des gens à l'aspect louche attendent ici et là...
Allez hop, on va de suite checker les horaires de train, histoire de se faire une petite frayeur...
Le prochain pour Budapest est à 3h du matin...
Bon... Ca aurait pu être pire ! Mais du coup, il reste quand même 2h et demie à attendre ici... Hum... Agréable nuit en perspective !!
Les Autrichiennes se dirigent illico presto vers le distributeur de billets afin de retirer des florins et pouvoir chacune commander de suite un café + une vodka à la sandwicherie (qui par chance est ouverte même à cette heure tardive...)... tout en s'excusant auprès de nous de ces manières, qui, nous disent-elles, ne sont pas du tout une habitude chez elles, mais sont totalement dictées par cette situation peu ordinaire !!
De notre côté, nous nous renseignons quand même pour le taxi, au cas où... en communiquant moitié en allemand (très réduit), moitié en langages des signes et en écrivant des chiffres sur la poussière de la vitre du taxi... C'est 100 euros pour Budapest !
Bon bah on va plutôt attendre le train alors...
Nous avons donc 3h pour faire un peu connaissance avec nos compagnonnes de misère... Il s'avère qu'elles ont essayé elles aussi avant le départ de se renseigner pour savoir s'il y avait un changement à Budapest...
Mais à la gare, aucun employé n'ayant su leur répondre, on leur a conseillé de demander au contrôleur, une fois dans le train.
Et évidemment, elles sont tombées sur le même contrôleur que nous, qui leur a dit que c'était le bon train, et que, s'il y allait effectivement y avoir un changement à un moment, elles n'auraient cependant pas besoin de changer de train, car ce wagon allait être raccordé aux autres... (elles étaient dans le même wagon que nous)
(comme quoi ce n'était pas ma faute qu'on se soit retrouvés perdus en Hongrie en plein milieu de la nuit, mais bien celle du contrôleur !)
Dans notre malheur, nous avons quand même un peu plus de chance que les Autrichiennes, qui venaient visiter Belgrade pour 2 jours seulement à la base... La durée de leur court séjour allait être encore plus réduite !
Afin d'avoir une petite idée des quantités d'argent à retirer en florins au distributeur (car depuis notre séjour en Hongrie, nous avons évidemment complètement oublié la valeur d'un florin en euros), nous essayons de découvrir combien peut bien coûter un billet pour Budapest...
Echec total ! Le couple de personnes âgées à qui nous nous adressons ne parle ni anglais, ni allemand, ni français bien sûr, et ils ne comprennent rien, même quand nous leur faisons des petits schémas sur papier avec des chiffres, des dessins avec des petits trains qui vont vers le mot "Budapest", en faisant le signe de l'argent... Ils se contentent de nous répondre des mots incompréhensibles en hongrois (vous me direz qu'on comprend toujours bien un ou deux mots dans une langue étrangère... Eh ben là, rien du tout !!! Le hongrois est vraiment une langue impénétrable pour toute personne qui n'a jamais étudié cette langue ! Le fait de parler allemand ou anglais... ou serbe n'aide pas du tout, on ne capte pas un mot...).
Finalement, ce sont les vendeurs de la sandwicherie qui nous fournissent le renseignement en allemand.
Nous retirons donc de l'argent au distributeur - car oui, la carte bleue de Rodolphe avait atteint sa limite de retrait, mais fort heureusement j'avais apporté ma carte aussi !
DIMANCHE MATIN, 1H00 du mat'
Rodolphe et moi sommes assis sur un banc qui s'est libéré, au milieu des clochards qui nous interdisent de parler afin de pouvoir roupiller tranquilles, tandis que les Autrichiennes s'en vont filmer la gare dans ses moindres recoins pour garder un mémorable souvenir de cette nuit... (la vodka doublée du café les a considérablement aidées à rester de bonne humeur dirait-on !)
DIMANCHE MATIN, 1H30 du mat'
Nous découvrons avec surprise que, si les guichets de la gare, eux, ferment pendant la nuit, la dame-pipi, elle, campe toute la nuit à la porte des toilettes afin de faire payer tout visiteur !
DIMANCHE MATIN, 2H30 du mat'
Ca y est, les guichets ouvrent... nous achetons enfin notre ticket !
DIMANCHE MATIN, 2H45 du mat'
Nous sommes bien évidemment déjà sur le quai à attendre le train avec impatience...
DIMANCHE MATIN, 3H du mat'
Enfin dans le train direction Budapest, youhou !! On a bien fait attention à se renseigner auprès des voyageurs dans le train pour vérifier si on allait bien à Budapest !
Seul (gros) point noir : on a vérifié nos horaires de train, et le seul train pour Belgrade est à 13h15 !!... Ce qui fait qu'on devra poireauter à Budapest pendant tout ce temps, sachant qu'on est crevés et que quasiment tout est fermé à Budapest avant 8h-9h de la matinée.
DIMANCHE MATIN, 4H du mat'
On crève de chaud dans le train (apparemment c'est vraiment dans tous les trains de nuit qu'on met le chauffage à fond), mais notre petit groupe de 4 égarés roupille comme des anges !
DIMANCHE MATIN, 5H du mat'
On est à Budapest (après 2h de trajet au lieu des 1h à l'aller, mais pour une fois, ça ne nous aurait pas dérangés que le train aille encore plus lentement pour pouvoir dormir un peu plus !!)...
Nous essayons de nous renseigner un peu partout pour voir s'il n'y aurait pas des bus qui partiraient un peu plus tôt que le train pour Belgrade...
Evidemment, tout est fermé, et même le guichet d'information normale, qui ouvre d'habitude à 9h est fermé toute la journée, car on est dimanche... Le seul guichet complètement perdu qu'on trouve nous confirme ce qu'on craignait : il faut se résigner à attendre le train de 13h15...
DIMANCHE MATIN, 5H15 du mat'
Nous nous séparons finalement des deux autrichiennes en leur souhaitant bonne chance, pour partir en ville à la recherche d'un café pour s'intaller et comater.
DIMANCHE MATIN, 5H20 du mat'
Nous découvrons avec déception que la station de métro de la gare est en travaux et donc fermée cette semaine !! Les quelques Hongrois que nous rencontrons sont tout aussi perdus que nous sans le métro...
DIMANCHE MATIN, 5H25 du mat'
Nous trouvons enfin la navette de remplacement de métro, mais vu que tous les guichets de vente de tickets de transport étaient fermés et que le chauffeur de bus non plus n'en vend pas, nous préférons descendre le plus tôt possible et faire le reste à pied jusqu'au centre-ville ! (ce serait le comble d'avoir une amende pour fraude dans le bus en plus !!!)
DIMANCHE MATIN, 5H35 du mat'
Galère... Rien n'est ouvert à cette heure-ci !!! Il y a juste un vendeur de kebabs en train de nettoyer sa boutique, et prêt à nous ouvrir exceptionnellement, mais aucun siège en vue...
Nous errons dans les rues vides de Budapest avec nos sacs à dos qui commencent à nous peser... Sans parler du froid glacial et des crampes aux jambes dues aux longues promenades à Vienne et au manque de sommeil !
Le seul point positif, c'est qu'au moins, nous connaissons déjà la ville et que ça facilite un peu les recherches !
DIMANCHE MATIN, 6H du mat'
Transis, les épaules en feu et les pieds en piteux état, nous trouvons enfin un pauvre café ouvert, où nous décidons de rester jusqu'à 9h30 en alternant lecture / dodo / comatage...
Nous arrivons à peine à soutenir une conversation ! Quant à moi, je pique du nez pratiquement à chaque phrase que je lis dans mon polar...
A tour de rôle, chacun étale mon écharpe sur la table pour pouvoir dormir un peu !!
DIMANCHE MATIN, 8H du mat'
SURPRISE !!!! Les deux Autrichiennes débarquent dans le café (qui est quand même à 25mn à pied de la gare) !!!!!
Preuve qu'il n'y a vraiment rien d'ouvert jusqu'à 9h du mat' à Budapest !!!
DIMANCHE MATIN, 9H30 du mat'
Nous quittons de nouveau les Autrichiennes pour migrer vers un Burger King afin de manger un whopper (il n'y a pas de Burger King à Belgrade :)), histoire d'avoir quand même quelque chose dans le ventre pour le trajet de retour !
Nous restons là jusqu'à midi (rebelotte : lecture / dodo / comatage), puis nous flânons en marchant tranquillement jusqu'à la gare (nous ne sentons plus nos épaules ni nos pieds mais c'est pas grave).
DIMANCHE MATIN, 12h30
Les Autrichiennes sont déjà à la gare en train d'attendre que le train à destination de Belgrade soit affiché ! Elles se sont renseignées, notre billet de train est toujours valable (heureusement !)
C'est le bonheur total lorsque nous voyons enfin le numéro du train apparaître sur le panneau d'affichage, et à l'heure en plus :)
DIMANCHE APRES-MIDI, 13H15
Enfin dans le train pour Belgrade, nous nous disons que c'est fini on va enfin rentrer chez nous !
Une petite photo de Rodolphe tout fatigué :
On n'a vraiment pas de chance par contre, nos sièges ne sont pas inclinables ni même amovibles... Mais on n'est plus à ce petit détail près !
DIMANCHE APRES-MIDI,18H00, en Serbie après Subotica
Notre train s'arrête et reste bloqué pendant 1h comme ça :(...
DIMANCHE SOIR, 21H45, Belgrade
On arrive finalement au Nouveau Belgrade avec 1h30 de retard !!!!!... Le comble...
Le train s'éternise, ça va prendre encore du temps pour arriver à la gare de Belgrade ... Nous décidons de sortir au Nouveau Belgrade, on n'en peut plus !
On prend un taxi, puis direct dodo !! Home sweet home...
FIN du récit de notre voyage à Vienne !!!!!
En bref, on aurait dû arriver à Belgrade le dimanche matin à 6h29 si on avait pris le bon train... mais au final, nous sommes arrivés 15h30 plus tard pour nous être trompés de 100 km...
Soit en tout, environ 26h de trajet au total pour couvrir les 650 km qui séparent Vienne de Belgrade (un peu plus qu'un Paris-La Rochelle :)) !!!
(ça fait du 25km/h si on fait la moyenne - la vitesse d'un vélo lol !)
On ne nous y reprendra plus (enfin j'espère !!!! Vraiment !!!!!!!)
Comme on dit, les voyages forment la jeunesse hein...
mercredi 28 mars 2007
3EME ET DERNIER JOUR A VIENNE... (MAIS L'HISTOIRE N'EST PAS FINIE !)
Voilà enfin la suite et fin du récit de notre séjour à Vienne ! Enfin presque... Car le retour nous a réservé quelques surprises !
Samedi 17 février :
Ce jour-là, il a fait assez beau : ciel dégagé, et il ne faisait pas trop froid...
Nous en avons donc profité pour refaire un peu le tour du centre-ville :)
Voici donc le Hofburg (résidence d'hiver des Habsburg), sous le soleil du matin cette fois-ci :
Et la rue Kohlmarkt, avec la célèbre pâtisserie Demel :
... l'école d'équitation espagnole :
(on n'a pas pu assister à une des représentations malheureusement)
Après ces petites flâneries, nous arrivons au café Sacher, pour prendre un petit-déjeuner typiquement viennois (ou plutôt, un goûter très avancé !! Nous n'étions pas sûrs d'avoir l'occasion de revenir au café Sacher dans l'après-midi - or nous voulions absolument y aller !)
Ici, l'hôtel Sacher, avec son chic portier en manteau rouge :
Et voici l'intérieur du café :
Le petit-déjeuner n'a pas été très diététique !!
Oui, il s'agit bien d'une part du fameux gâteau Sacher ("Sachertorte" - spécialité du dit café donc)... qui nous a d'ailleurs été "offerte" par la maison !
(comprendre que la serveuse a oublié de nous le compter et qu'on ne le lui a pas signalé :) Mais bon en fait le service avait été très laborieux (oublis de commande, etc) !!)
Après cette halte, nous prenons le métro pour nous rendre à la Grande Roue (Wiener Riesenrad) :
Ca a l'air super impressionnant comme ça, mais en fait, ça ne donne pas le vertige, car les cabines sont fermées (pas comme à la Grande Roue de Lille, pour ceux qui en ont déjà fait l'expérience) !
Voici la vue que l'on a au point le plus haut (dommage qu'il y ait des reflets partout sur les vitres !) :
Le tour passe très vite, nous voilà déjà presque de nouveau en bas :
Comme d'habitude, la boutique souvenirs nous attend à la fin... Les 2 vedettes de Vienne ? Mozart et Sissi !!!
On nous les sert à toutes les sauces... Pas possible de revenir de la capitale autrichienne sans au moins un objet en rapport avec ces deux célébrités :)
(à ce propos, je vous conseille les Mozartkugeln - des boules de chocolat fourrées à la pâte d'amande. Elles sont incontournables - on en trouve absolument partout -, et en plus carrément bonnes ! Enfin bien sûr, c'est une histoire de goût...)
Cette visite terminée, nous revenons vers le centre-ville pour nous diriger ver le quartier du "Museumsquartier" :
(ici, le musée d'histoire de l'art vu de derrière) :
Et voici la rue du Museumsquartier :
Des deux côtés de cette rue, on trouve des attractions :
- à gauche, différents musées (que nous n'avons pas visités), des galeries d'expos, et magasins avec des articles parfois assez expérimentaux / originaux...
- du côté droit se trouvent les musées d'histoire naturelle et d'histoire de l'art, qui se font face.
(Les deux photos sont du musée d'histoire naturelle, mais en fait, les deux bâtiments sont quasiment identiques dans l'architecture - à l'exception bien sûr des inscriptions qui y figurent)
Impressionnant, non ? Avec des musées pareils, qui n'a pas envie d'aller réviser un peu son histoire ?



















































































